Plus sérieux que çà en a l'air...

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Plus sérieux que çà en a l'air...

Message  Invité le Ven 3 Oct - 19:26

L'actualité comme une petite fable...

Une nouvelle qui prête à sourire , ce qui est plutôt rare dans l'actualité...

NEW YORK (AFP) - Une étude française sur les "sauts comparés des puces de chat et des puces de chien" a remporté jeudi l'anti-Nobel de biologie, tandis que la Suisse était récompensée pour une loi sur la "dignité des plantes", lors de la distribution de ces prix insolites à l'Université Harvard

Comme les dix-sept éditions précédentes, la remise jeudi soir des prix "Ig Nobel" --Ignobles Nobel, leur appellation officielle-- était destinée à faire "d'abord rire, puis réfléchir", selon l'organisateur Marc Abrahams, éditeur de la revue scientifique humoristique "Annales de la recherche improbable".

Récompensant des recherches sur "la capacité d'une amibe à sortir d'un labyrinthe" ou sur "les ravages causés par les tatous sur les sites archéologiques sud-américains", une dizaine de prix ont été remis au cours de la soirée délirante qui se tenait au théâtre Sanders de l'Université devant 1.200 spectateurs, en présence de véritables prix Nobel comme William Lipscomb (Chimie 1976), et d'anciens lauréats des anti-Nobel.

Un des vainqueurs de l'an dernier, Dan Meyer, co-auteur d'un rapport médical sur "les effets collatéraux de l'ingestion de sabre", a ouvert la soirée en avalant une épée, prestement retirée de son gosier par un médecin, le docteur Thomas Michel, doyen de l'Ecole de médecine de Harvard.

La cérémonie retransmise en direct sur l'internet comprenait notamment la première d'un mini-opéra intitulé "Redondance, encore", accompagné par un choeur de lauréats tandis que des cocottes en papier volaient au dessus de la salle. Chaque lauréat a eu un temps de parole de 60 secondes, et était implacablement interrompu à la 61ème par une fillette de 8 ans.

Un concours permettait de gagner un rendez-vous galant avec un vrai Prix Nobel, en l'occurence M. Lipscomb, âgé de 89 ans.

Le prix de chimie a été décerné ex-aequo à deux groupes de chercheurs: Sharee Umpierre de l'Université de Porto Rico et Joseph Hill de Harvard pour avoir découvert que le Coca-Cola était un "spermicide efficace", et Chuang-Ye Hong de la Faculté de médecine de Taipei et d'autres chercheurs de Taïwan pour avoir démontré exactement le contraire.

L'anti-Nobel de la paix a été décerné au "Comité suisse d'éthique en biotechnologie non-humaine", pour avoir adopté le "principe légal de la dignité des plantes".

Certains prix pourraient servir à l'industrie alimentaire, comme celui de la Nutrition remporté par un duo anglo-italien pour une recherche sur "la modification électronique du bruit de la pomme de terre +chip+ de façon à faire croire qu'elle est plus croustillante et fraîche que ce qu'elle est en réalité".

"Je ne souhaitais pas à l'époque produire une étude drôle", a expliqué à l'AFP une lauréate française, Marie-Christine Cadiergues, chercheuse et clinicienne de l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, jointe au téléphone.

"Cet article fait partie d'une recherche plus ample sur les puces, réalisée en 2000 dans le cadre de ma thèse d'Université", a-t-elle expliqué. "Il s'agissait de comparer deux espèces de puces, la Ctenocephalides canis et la Ctenocephalides felis felis, pour comprendre pourquoi la première était en voie de disparition et pas la seconde", a-t-elle précisé.

La différence entre la première, capable de bondir jusqu'à 25 centimètres, et la seconde, n'atteignant que 17 centimètres de hauteur, était en fait un élément de biologie destiné "à mieux les contrôler, et donc les éliminer", a indiqué la chercheuse, qui ne connaissait pas les travaux des autres lauréats mais s'est dite satisfaite du prix.

"La recherche n'est pas forcément toujours de la +grande recherche+", a conclu Mme Cadiergues, qui s'est depuis spécialisée en dermatologie "




On se dit : tiens, il y en a au moins qui s'amusent...Et puis, quand on lit çà...C'est une des premières banques LTCM qui fit quasiment faillite aux USA en 1998 ...D'actualité, non ?

CRISES FINANCIERES (sources lexinter.net)

Long Term Capital Management est un hedge fund qui a été créé en 1994 . Son fondateur John Meriwether, 52 ans , s'était bâti en 25 ans une réputation de trader hors-pair fondée sur sa capacité à prévoir les comportements humains : John Meriwether était champion du bluff et roi du jeu . En revanche, la gestion du fonds va reposer sur une approche purement quantitative et mathématique. Parmi les associés figuraient deux futurs lauréats du prix Nobel d'économique, Myron Scholes et Robert Morton. En 1997, ils partageront le prix Nobel d'économie pour leur modèle mathématique d'évaluation des options. Chaque investisseur apporte un minimum de 10 millions de dollars, qui seront bloqués pendant trois ans, sans avoir le droit de regard sur les transactions de LTCM, avec des commissions parmi les plus élevées du marché: 2 % des fonds investis et le quart des gains. Chacun croit à l'infaillibilité de LTCM qui lève 1,3 Mds$

LTCM utilise massivement l'effet de levier (plus de cent fois sa mise) . Sur la base de formules mathématiques les gestionnnaires du fonds calculent 1a probabilité de succès de leurs prévisions, LTCM affirme que ses outils mathématiques le rend quatre fois moins risqué que ses concurrents

La convergence des marchés obligataires de la future zone Euro vers l'union monétaire de janvier 1999 fournit tout d'abord des profits aisés et importants à LTCM. LTCM devient omniprésent sur les marchés. Fin 1997, ils ont décuplé leur mise initiale: de 150 millions à 1,5 milliard de dollars

L'arrogance de ses dirigeants les amène à prendre des positions démesurées. En 1998 les positions de LTCM représentent plus de 100 milliards de dollars de nominal sur les seuls marchés obligataires, tandis que les fonds qu'ils géraient ne s'élevaient à ce moment-là qu'à 4 milliards de dollars. Les positions sur les swaps sont estimées à un notionnel de 1,25 mille milliards$.

LTCM est pris dans la tourmente que déclenche la crise asiatique d'octobre 1997 sur les marchés de taux d'intérêt, qui culminera à la fin de l'été 1998 . Le 17 août 1998 la Russie dévalue le rouble et décrète un moratoire sur sa dette de 13,5 mille milliards $. LTCM pensait s'être protégé de son risque sur les obligations gouvernementales russes par des contrats de vente à terme de roubles. Les banques garantissant cette arbitrage ont fermé quant le rouble s'est effondré, et les contreparties aux opérations d'arbitrage ont ainsi disparu

Les investisseurs fuient les titres les plus risqués. LTCM ne s'était pas suffisamment protégé sur le risque de liquidité et les tentatives de LTCM pour réduire ses positions vont empirer sa situation.

Les informations qui paraissent sur les positions de LTCM qui doivent être dénouées sont un facteur supplémentaire de déstabilisation tant de LTCM que des marchés.

Le capital de LTCM plonge de 4,7 milliards fin 1997 à 1,5 milliard le vendredi 18 septembre 1998, jour où la rumeur d'une faillite commence à circuler.

Le 23 septembre 1998,la Federal Reserve craint la possibilité d'un risque systémique mettant en péril le système financier international. La reprise en catastrophe par les principales banques d'investissement dont le fonds était client est mise en place par la Federal Reserve . Le plan de sauvetage coutera 3,7 Milliards $ aux sauveteurs Si l'on ajoute les capitaux perdus par les actionnaires, les prêts irrécouvrables des banques et l'argent du plan de sauvetage on avoisinera les 110 milliards de dollars.

L'idée qu'une modélisation des risques peut éliminer les risques de modélisation et les risques des paramètres était une illusion .


On se dit juste...Quels sont les plus dangereux ?... et les plus cinglés ?

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